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Grandes figures

Les figures marquantes de notre Ordre sont nombreuses : De la première génération du XIIIe s. aux efforts de réforme du XVe s. et jusqu’aux nouveaux (re)fondateurs du XIXe s. ; en passant par les grands théologiens et mystiques ; sans oublier les premiers saints du nouveau monde et les modèles de vie évangélique de nos jours! 

Ces grandes figures sont l’expression même de la richesse du charisme et de la mission de l’Ordre des Prêcheurs. C’est par ces hommes et ces femmes souvent bien ancrés dans les réalités de leur temps mais toujours d’une actualité frappante que nous découvrons l’exigence et la beauté de la vie évangélique à la suite de St Dominique!

Ste Diane d'Andalo (1201-1236) et Bx Jourdain de Saxe (1190-1237)

Alors que la prédication des premiers frères enflammait les villes et les universités d’Europe, bien des jeunes gens ont vu dans ce nouvel ordre la réponse à leur aspiration les plus profondes. Ce fut le cas tant de Jourdain que de Diane, qui furent tous deux entrainés dans l’Ordre naissant par les prédications du Bienheureux Réginald d’Orléans un des premiers collaborateurs de Saint Dominique.

Jourdain était étudiant en théologie à Paris et cherchait comment vivre de l’Evangile qu’il étudiait dans ses livres, l’ordre fut pour lui une réponse à ses prières. Il ne fallut pas plus de deux ans pour que ce jeune homme brillant soit nommé provincial de Lombardie puis deuxième successeur de Saint Dominique comme Maître de l’Ordre.

Diane, fille d’une riche famille de Bologne, décida d’abandonner richesse et frivolité pour fonder contre l’avis de ses parents un monastère de dominicaines dans sa ville. Les Deux furent de grands amis comme l’atteste de nombreux échanges de lettre

St Albert-le-Grand (1200-1280) et St Thomas d’Aquin (1225-1274)

L’Ordre eut dès ses débuts beaucoup de succès dans les universités et peut s’enorgueillir d’avoir acceuillit beaucoup de grands théologiens. Parmi ceux-là St Albert et St Thomas qui fut son élève brillent de manière particulière.

Le premier, qui fut maître à Paris puis à Cologne, reçu surnom de «  Grand » pour son savoir encyclopédique dans toutes les sciences de son temps. Il fut ainsi passionné de théologie et de philosophie mais aussi, d’astronomie, de biologie et de chimie. Il fut durant quelques années évêque de Ratisbonne mais obtient du pape de retourner à l’enseignement.

C’est pourtant celui qui fut son élève, St Thomas d’Aquin, qui est le plus connu des deux « maîtres » du moyen-âge : Il est en effet considéré jusqu’à aujourd’hui comme le « docteur commun » de l’Eglise catholique ayant réussi, mieux que quiconque, à exprimer la doctrine catholique dans des concepts philosophiques clairs et précis. Parmi ses nombreux ouvrages le plus connu est bien sûr la Summa théologiae qui malgré son volume et sa complexité se veut une synthèse pour les théologiens commençants. Les deux furent nommés docteur de l’Eglise.

Maître Eckhart (1260-1328) et Ste Catherine de Sienne (1347-1380)

Bien que dans l’Ordre, la contemplation passe d’abord par l’étude, de nombreux dominicains et dominicaines furent favorisés d’expériences mystiques. Ainsi dans la vallée du Rhin Maître Eckhart décrivait l’union du croyant à Dieu dans le « fond de l’âme », alors qu’en Italie une cinquantaine d’année plus tard Catherine la vivait intensément dans « sa cellule intérieure ».
Le premier, prédicateur dominicain dans la région du Rhin, fut à l’origine de tout un mouvement de spiritualité appeler « mystique rhénane » dont Jean Tauler et le Bx Henri Suso qui furent ses disciples ont fait partie.

La seconde, tertiaire dominicaine dans la congrégation des sœurs de la pénitence, est connue pour son intense vie mystique et son engagement pour réformer l’Église de son temps (C’est en grande partie grâce à son influence qu’on doit le retour du pape Grégoire XI d’Avignon à Rome).

Ils sont tous deux connus comme des auteurs majeurs pour leurs œuvres de spiritualité. Cependant là où Catherine est reconnue par l’Eglise comme « docteur », Maître Eckhart dû subir les accusations d’hétérodoxie de frères jaloux et mourut avant de pouvoir vraiment s’en justifier.

St Antonin de Florence (1389-1459) et Bx Fra Angelico (1400-1455)

Après des premiers temps de zèle ardent, l’Ordre connut une phase moins brillante et un besoin de réforme se fit sentir. C’est au génie du Bx Raymond de Capoue, maitre de l’Ordre en 1380, que l’on doit d’avoir lancé un mouvement de réforme sans avoir brisé l’unité de l’Ordre. Ainsi des couvents « réformés » ont pu voir le jour au côté de couvents peu observants. Ce fut le cas à Florence au début XVème siècle. L’observance et la ferveur du couvent « réformé » de San Marco de Florence porta d’ailleurs de beaux fruits.

L’un d’eux qui laissa sa marque sur les murs du dit couvent est célèbre peintre Giovanni di Pietro plus connu sous le nom de Fra Angelico. Son art sombre et coloré, harmonieux et profond n’a pas fini de fasciner des générations de peintres.

Mais Florence se souvient aussi d’un autre confrère du peintre qui dirigea d’ailleurs son œuvre au couvent San Marco et qui devint archevêque de Florence. Saint Antonin, connue pour avoir été un grand canoniste et moraliste (la légende raconte qu’il connait par cœur le droit canon à 16 ans), laissa la mémoire d’un pasteur exemplaire, humble et soucieux des plus pauvres.

Ste Rose de Lima (1586-1617) et St Martin de Porrès (1579-1639)

Dès l’arrivée des espagnols en Amérique centrale vers le début du XVIème siècle, les terribles conquistadors furent accompagnés par des missionnaires dominicains. Leur souci d’évangéliser les peuples du nouveau monde les poussa à condamner la violence et la cupidité des colons espagnols. Ainsi un dominicain du nom de Montésinos n’hésita pas à menacer les cruels conquistadores des flammes de l’enfer s’ils ne changeaient pas d’attitudes, tandis qu’un ancien colon, Bartholomée de Las Casas bouleversé par ces sermons devint dominicain et passa sa vie à militer auprès du pouvoir espagnol pour le droit des indiens d’Amériques.
On n’est pas étonné dans ce contexte que les deux saints sud-américains les plus connus et vénérés au monde soient deux dominicains de Lima au Pérou : Rose de Lima et Martin de Porrès.

La première, fille d’une famille pauvre d’origine espagnole ayant immigrée au Pérou fut consacrée laïc dominicaine. Elle prit Ste Catherine de Sienne comme modèle et eut une vie mystique intense mais sans oublier d’avoir en même temps un apostolat fécond auprès des pauvres de Lima.

La second est, peut-être plus encore que la petite saint au nom de fleur, un emblème pour les peuples du nouveau monde car il était né métis, d’un chevalier espagnole et d’une esclave noire affranchie. Il fut barbier ce qui signifiait alors médecin et fut accueilli comme frère convers (non-prêtre) par le couvent de Lima. On lui attribue de nombreux miracles ainsi qu’une humilité sans mesure.

Bse Marie Poussepin (1653-1744) et Henri Dominique Lacordaire (1802-1861)

Dans les évolutions industrielles et politiques du monde, les dominicains eurent toujours à cœur de se renouveler pour suivre -voire parfois même devancer- leurs siècles. Deux figures de fondateurs illustrent bien cet élan.

Au tournant du XVIIIème siècle, la Bse Marie Poussepin resta dans les mémoires comme une chef d’entreprise moderne et en avance sur son temps. Ce fut elle qui la première introduisit en France le métier à tisser dans l’industrie de la laine. Elle révolutionna l’apprentissage en prenant en charge de nombreuses apprenties dont elle assurait la formation. Cette laïque dominicaine, très engagé sur le plan social, émue par la condition des orphelines et des femmes pauvres de son temps, fonda en 1695 une des premières congrégations de sœurs apostoliques : les sœurs dominicaines de la présentation de Tours.

150 ans plus tard, Henri Dominique Lacordaire un penseur chrétien à l’esprit résolument libérale décida que ce dont la France du milieu du XIXème siècle avait le plus besoin c’était le rétablissement de l’Ordre des dominicains que la révolution française avait chassé. Ce prêtre et grand prédicateur de la cathédrale de Notre Dame de Paris, réussira à gagner l’opinion publique en affirmant que cela servirait l’esprit de liberté et de fraternité que la république elle-même défendait. Son entreprise réussit et c’est à lui qu’on doit non seulement la présence de dominicain en France mais également un renouveau de l’esprit apostolique dans l’Ordre tout entier.

Bx Pier Giorgio Frassati (1901-1925) et Marie-Joseph Lagrange (1855-1938)

Le XX ème siècle ne manque pas non plus de grandes figures dominicaines, je me permettrait d’en présenter deux bien différentes mais qui se rejoignent sur un point : ils furent tout deux des hommes d’évangiles à la suite de Saint Dominique.

Le premier Pier Giorgio Frassati fut un jeune laïc dominicain italien qui mourut avec à peine 24 ans d’une maladie fulgurante ; le second Marie Joseph Lagrange fut un frère dominicain français qui s’éteignit avec presque 60 ans de vie religieuse. Le jeune italien passait tout son temps à servir les plus pauvres et n’aimait rien tant qu’escalader les sommets des Alpes ; le religieux français dédia tout sa vie à l’étude de la Bible et se passionna pour l’archéologie dans les sables de Palestine. L’un bon vivant créa avec ses amis la « compagnie des types louches » pour faire des excursions en montagne et se soutenir spirituellement ; l’autre fonda l’Ecole biblique et archéologique de Jérusalem pour approfondir les connaissances historique et géographique du monde de la Bible.

Pourrait-on imaginer portrait plus contrasté ! Pourtant ces deux figures dominicaines du XXème siècle ont en commun d’avoir servi le Christ malgré les difficultés : Pier Giorgio devra toute sa vie durant cacher à sa famille plutôt hostile à sa foi trop militante son intense activité auprès des pauvres et le père Lagrange sera violemment contester au sein de l’Eglise comme trop critique vis-à-vis du texte biblique. Cependant chacun des deux à sa manière éclaire pour nous la Parole de Dieu : Le jeune laïc dominicain par l’exemple de sa vie de fidélité à évangile au point que Jean-Paul II le décrit comme « l'homme des huit béatitudes » et le savant bibliste dominicain par le renouveau qu’il donna à l’étude biblique, donnant à l’Eglise de un regard sur les textes biblique permettant d’allier foi et raison.

 
 
 
 
 

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