Gertrud Bell, une femme étonnante

  • Fr. Guy

Une aventurière amoureuse du désert

Roselyne Febvre, Le pacte du désert : dans les pas de l’aventurière et archéologue Gertrud Bell, Éditions du Rocher, 2025, 360 pages.

J’écoute sur audio un livre concernant Gertrud Bell, de famille aristocratique anglaise, qui fut une des premières étudiantes de l’Université d’Oxford. Injustement éclipsée par Lawrence d’Arabie, elle connaît à merveille le Moyen-Orient alors soumis au pouvoir de l’Empire ottoman. Surtout l’Irak, la Mésopotamie et la Syrie. 

Cette voyageuse, alpiniste, diplomate et même espionne n’était pas seulement intime du désert, mais amoureuse de cette terre ensablée et assoiffée. Ce qui ne l’empêchait pas d’entretenir avec sa famille des relations tendres mais fermes. 

Gravement atteinte dans sa santé, elle refusa nettement de rentrer en Angleterre malgré les supplications des siens. Elle choisit de mourir dans le désert.

Ses relations étaient aussi universelles. L’un de ses proches, son majordome, était d’origine arménienne, fin connaisseur de cette région. Il ne l’abandonna pas un seul instant. Comme pour le remercier, Gertrud lui apprit à lire.

J’ai beaucoup d’admiration pour cette aventurière audacieuse, courageuse et généreuse. Elle pourrait être le modèle de beaucoup de femmes qui luttent encore aujourd’hui pour leur liberté et leur dignité dans un milieu où les hommes sont au pouvoir.

Gertrude Bell devant sa tente à Babylone, en Irak, en avril 1909. Voyageuse, archéologue et diplomate britannique, elle consacra une grande partie de sa vie à l’exploration du Moyen-Orient. Photographe inconnu. Source : Gertrude Bell Archive, Newcastle University / Wikimedia Commons. Photographie appartenant au domaine public, libre de droits d’auteur.