Les droits humains à l’épreuve du temps

  • Fr. Guy

Un ouvrage d’initiation à leur histoire, à leurs fondements et à leurs enjeux contemporains

Valentine Zuber, Les droits humains, Genève, Labor et Fides, coll. « Qu’est-ce que ça change ? », 2025, 152 p.

Ce livre fait partie d’une collection de l’éditeur. Celui-ci est une œuvre de l’historienne Valentine Zuber, intéressée aux droits humains. Il se lit d’une traite et aborde rapidement tous les aspects du sujet. Je ne fais que relever ce qui m’a paru signifiant. Tout d’abord, il s’agit des droits humains et non des droits de l’Homme. Ils sont nés au cours de l’histoire européenne (Déclaration universelle des droits de l’Homme). On ne parlait alors que des droits individuels (droit d’expression, de changer ou de ne pas changer de religion, d’association, etc.). Pendant plusieurs décades, on en est resté aux droits individuels ; ce n’est qu’avec le temps qu’on parle de droits économiques, sociaux et politiques.

Le plus difficile est de définir la base ou le fondement des droits humains. Est-ce la religion ou alors sont-ils naturels à chaque humain normalement constitué ? L’auteure débat longuement de ce problème sans lui apporter une réponse définitive.

Notre historienne nous fait connaître tous les endroits et circonstances où les droits humains ont trouvé leur place dans l’histoire de notre temps. On ne compte plus les organismes qui s’y réfèrent.

Un autre sujet débattu aujourd’hui est le rejet des droits humains par des politiques qui veulent sauvegarder leur propre droit ou simplement leur gouvernance.

À Genève, nous avons connu, dans le cadre de l’ONU, la Commission, puis le Conseil des droits humains. Même les Dominicains en font partie. Une autre implication des droits humains est la Cour internationale de justice, où sont jugés et condamnés ceux qui s’en moquent. Mais là encore, certains pays refusent de s’impliquer dans cette Cour de justice pour ne pas porter préjudice à leurs citoyens.

Bref, un vade-mecum sur les droits humains, sérieusement et finement composé. Je le conseille à tous ceux et celles qui veulent s’initier à ce débat.

Eleanor Roosevelt présente une version espagnole de la Déclaration universelle des droits de l’homme, en novembre 1949. Photographie conservée aux Archives nationales des États-Unis ; domaine public, via Wikimedia Commons.